Notre INCREDIBLE INDIA !!!!
A travers notre parcours au Rajasthan, on a découvert une région extraordinaire.
Petit périple en 8 étapes: Dehli, Agra, Jaïpur, Pushkar, Jodhpur, Jaisalmer, Bikaner et la région du Shekawati.
Les contrastes sont étonnants. Les castes toujours très présentes même si officiellement abolies depuis longtemps, l’architecture d’une richesse démesurée à coté des bidonvilles révoltants, les paysages arides, durs mais parsemés des chatoyantes couleurs des saris ….
Couleurs qui rivalisent avec celles des turbans. A ce propos, une petite explication s’impose. Lorsque l’on demande ce que signifie la taille ou la couleur
d’un turban, les réponses sont impressionnantes : la couleur permettra de déterminer l’humeur du jour (on aurait pu s’en douter), la taille permet de noter la richesse de ceux qui le porte (là
encore, pas trop de surprise…plus on a d’argent plus on a de tissus !) mais lorsque l’on commence à vous dire que la taille dépend aussi de l’aridité des sols…là on est en droit de se poser des
questions. En effet, le turban, un fois dénoué, permettra de remplacer une corde pour aller chercher de l’eau avec un seau au fond d’un puits : Incredible !! Voilà comment se retrouver très
facilement avec 6m de tissus sur la tête. Cette explication n’étant certainement pas la dernière…
Une petite dernière et j’arrête avec le turban : Chez les
Siks, 2 façons de le porter: Ceux qui l’entoure en faisant une « petite boule au dessus du front » et ceux qui le porte de façon plus majestueuse. Là, après quelques explications, on comprend
que le 1er est destiné aux hommes non mariés et le 2nd aux hommes mariés.
En ville, les hommes et les animaux se côtoient. Chacun ignorant l’autre… ou presque.
Les vaches ont tout sauf l’air d’être sacrée. Parfois battues pour cause de gêne au trafic, réduites à manger du carton, elles ne vivent pas dans les prés mais dans les rues (ou dans les jardins municipaux remplaçant le près). Les singes se baladent, pas franchement sauvages mais très méfiants.
Les odeurs omniprésentes.
Au cours des balades au travers des ruelles comment ne pas remarquer
les agréables effluves d’encens ou d’épices ? Ces odeurs viennent compléter la magnifique vue que l’on peut avoir des étales.Côté nourriture, tout est vraiment excellent dans les restaurants. En
revanche, mieux vaut éviter de se laisser tenter par les petites échoppes dans la rue : effet garanti => 3 jours au lit.La part beaucoup moins agréable reste le très fort relent d’ordures, de pourriture ou d’eau croupissante. En effet, les fortes pluies, la chaleur, les animaux et les détritus jetés au milieu de la rue rendent les visites épuisantes.
Le transport, encore un grand moment !
Pour les marchandises, on note les chargements improbables des camions et autres moyens…charrettes, vélos, dromadaire.
Pour les personnes, il en va de même. Il n’est pas rare de voir « débarquer » une dizaine de personnes d’un rickshaw à 5 places ! ou des bus surchargés défiants Schumacher sur les pistes.
Se déplacer en rickshaw reste vraiment le plus simple. Il permet de se faufiler dans n’importe quel coin de la ville, en faisant confiance au chauffeur pour son agilité dans le trafic et sa formidable aisance à se transformer en VRP pour vous venter tel magasin ou tel restaurant afin de vous y conduire et prétendre à la traditionnelle commission qui arrondira la course. Comme dirait l’autre… c’est le jeu !
Quant aux voitures, pourquoi mettre des clignotants alors qu’il suffit d’avoir un klaxon. Enfin on devrait plutôt dire qu’il est nécessaire d’avoir un klaxon – question de survie dans le fou trafic indien.
Pour finir, le métro « Brand new » de Delhi. Climatisé et propre, avec des vigiles fouillant chaque personne.
Le gigantisme des constructions
Les monuments de grès rouge et de marbre sont tous aussi splendides les uns que les autres. La délicatesse des sculptures des temples Jains est stupéfiante
L’émerveillement est le plus total à la vue du Taj Mahal. Il est nécessaire de connaître l’histoire de sa création pour en comprendre toute sa splendeur.
L’inde est le pays où tout est possible. Le plus impressionnant dans la réaction des gens est le fait qu’il ne dise jamais non ! Les latins ont de quoi apprendre ! Tout semble entièrement réalisable avec plus ou moins de négociation. L’acquiescement est facile à remarquer : lorsque votre interlocuteur se lance dans un petit dodelinement de la tête, comme si un petit air de musique venait de passer par là.
Ce que l’on peut en dire, c’est qu’il faut savoir composer avec ces contrastes qui font de l’Inde un pays magnifique.
Pour finir quelques petites impressions, anecdotes, souvenirs de nos 3 semaines indiennes …
- La file indienne est un mythe : les indiens ne savent pas ce que c’est de faire la queue (est en rébellion contre les années de colonisation britannique, qui sait ?), ils attendent en troupeaux !
- Le peuple indien est le peuple le plus fervent que nous n’ayons jamais rencontré.
- Les hommes portent beaucoup de bijoux, se tiennent par la main mais l’homosexualité est interdite en Inde.
- Les parades de festival, les éléphants décorés, la foule
- Les regards d’enfants : tantôt espiègles et enjoués, tantôt noirs et presque inquiétants
- La couverture téléphonique des réseaux indiens est hallucinante (même au fin fond du Thar) et tout le monde à un téléphone
- En Inde, même une marmite de riz chaud au beau milieu du désert sous l’orage... c'est possible
- Ne pas s’offusquer de l’apparente impolitesse des indiens , c’est une autre culture; jamais « bonjour » ni merci ; roter / renifler fait partie des comportements normaux (c’est particulièrement pénible si c’est votre voisin de bus pendant 1 trajet Jaisalmer / Bikaner de ……. 8h !)




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